Afflux de capitaux étrangers dans marchés asiatiques émergents
L'afflux net de capitaux propres étrangers dans les marchés asiatiques émergents, qu'on définit pour des raisons de disponibilité de données par la Corée, l'Inde, Taïwan, la Thaïlande, l'Indonésie et les Philippines, s'est élevé à environ 26,4 milliards de dollars en cumul annuel jusqu’à ce jour et a plus que compensé les sorties de capitaux de 14,5 milliards de dollars en 2011. On estime que l'afflux net de capitaux vers la Corée, l'Inde et Taïwan a représenté environ 88 % de ce total. Les entrées ont connu un rebond la semaine passée, mais ont été plus faibles le mois dernier, soulevant la question de savoir COMMENT estimer la trajectoire future des flux de capitaux propres et, finalement, comprendre dans quelle mesure ils affectent effectivement les devises des pays asiatiques émergents.

Résistance : 5655/5760
Support : 5238/5170
Depuis 2008, l'afflux net annuel de capitaux propres étrangers a été légèrement inférieur à l'afflux de fonds obligataires et très inférieur aux autres flux sur les comptes de capital ou comptes courants, même en tenant compte de l'intervention de change des banques centrales. Son effet sur le marché du forex peut aussi être dilué par les ratios de couverture. Notre analyse économétrique suggère que dans ce contexte, les flux de capitaux propres sont négligeables pour expliquer les rendements sur le marché du forex. Cependant, celle-ci masque une forte variation intra-annuelle des flux de capitaux propres étrangers, à laquelle l'importante capitalisation boursière de Taïwan contribue avec des flux particulièrement importants dans les 2 sens. Les flux de fonds propres sont essentiels pour expliquer les rendements des KRW, THB, TWD et INR, en déterminant le climat de risque au niveau national, comme le montrent les rendements des actions.

Résistance : 287/290
Support : 280/278
La vitesse et l'ampleur des corrections des flux de capitaux propres dépendront de l'appétence pour le risque et de la liquidité au niveau mondial, ainsi que de facteurs propres aux pays, comme les tendances saisonnières, les limitations gouvernementales, la capitalisation boursière, la tendance au positionnement ou au benchmarking, ou encore le volume de transactions. Les flux de privatisation et la sous-pondération des fonds mondiaux sur les marchés boursiers émergents risquent de favoriser un nouvel afflux. Nous pensons que le contexte macroéconomique mondial va dans le sens d'un ralentissement des entrées à court terme, plutôt que dans celui de sorties massives et soudaines.




